affaire de sa Majesté
En juin dernier, Sa Majesté l’Emir du Liptako a parcouru le Sahel dans tous les sens. Tel un messager infatigable, mêmes les mauvaises pistes en ce début hivernale n’ont guère découragé l’Emir dans sa randonnée. La question qui est posée est de savoir ce qui fait courir notre Emir?. Comme il n’est un secret pour personne, notre Emir est un ami personnel de Blaise Compaoré, le chef de l’Etat. Aussi, quand il fut question de mettre sur pied les ABC, l’Emir fut parmi les pères fondateurs et c’est naturellement qu’il devient le premier responsable régional de cette structure.Mais depuis un certain temps, on ne parle plus de ABC mais de FEDAP/BC.Et de nouveau on retrouve notre Emir bien aimé en tête de liste. La randonnée de l’Emir dans les différentes provinces de la région visait justement à mettre en place les structures déconcentrées de cette nouvelle trouvaille. Voilà ce qui faisait courir notre Emir.S’il faut saluer cet activisme de notre Emir, des voix s’élèvent de plus en plus contre une telle attitude de cette autorité coutumière et morale qu’est l’Emir. “Comment un digne Emir du Liptako peut- il abandonner son trône pour courir tel un soufifre entre vallées et dunes de sable sous prétexte qu’il met en place des structures fussent- elles de soutien à Blaise Compaoré” s’interroge- t-on.Dans le plateau central, verra- t-on, même un chefion faire autant? On peut en douter. Alors, pourquoi notre Emir se donne t-il tant de peine pour si peu? A-t-il besoin de se comporter de la sorte pour prouver son amitié à Blaise Compaoré? QuestionLe fou de Yakouta
Affaire Arba Diallo
En juin dernier, l’Ambassadeur Arba Diallo a été l’invité de “ Actu Hebdo” de la télévision nationale du Burkina. Tout le Sahel a suivi avec intérêt la prestation du “Arba régional”. Au commencement l’on s’attendait à ce que le Vieux Communiste fidèle à ses convictions éclair l’opinion régionale et pourquoi pas nationale sur la situation de sémi crise qu’a vécue la mairie de Dori qu’il dirige. Mais hélas! Le vieux, fermant les yeux, a persisté et signé que ses déboires avaient pour sources” le CDP” qui l’empêcherait de tourner en rond. C’est une vérité de Arba,mais une contre- vérité tout de même. Il ne faut pas insulter l’histoire. Le CDP n’était pas directement la cause des insomnies de Arba. La vérité est que Arba était victime de ses propres alliances contre nature. Chemin faisant, certains de ses partenaires qui n’avaient rien à voir avec le CDP ont tourné casaque créant des fissures au sein de la coalition l’ayant porté aux commandes de la mairie. Que le CDP ait voulu profiter de la situation n’est que politiquement correcte. Car, ce qu’oublie Arba, c’est qu’à Dori, il a affaire à un jeune communiste repenti comme lui nommé Kader Cissé. Et comme lui, Kader est un fin manoeuvrier machiavélique pour qui la fin justifie les moyens. Et il y a à parier que si le CDP c’est-à- dire Kader avait voulu réellement empêcher Arba d’avancer, il l’aurait cassé. Mais durant toute la fameuse crise,nul n’a vu Kader débarqué à Dori Seuls quelques militants du CDP dont le Gros et Bouba s’activaient sur le terrain tels des naufragés s’accrochant à des feuilles de nénuphars. Mais c’était une cause perdue d’avance puisqu’ils étaient abandonnés par leurs mentors. Bouba abandonné par Kader et le Gros se noyant loin de Hamidou Guélo.
C’est ce qui a sauvé Arba, et rien de plus.
Par ailleurs, Arba s’est réjouit de “l’adhésion des populations du Sahel à son appel”, toute chose qu’il met au compte de “l’échec des autres leaders politiques” ( suivez mon doigt). Pour Arba, “rien n’est fait sur le terrain”. La modestie voudrait que le vieux reconnaisse au moins le mérite de ses jeunes frères comme Kader Cissé qui s’est battu sur certains grands dossiers pour le Sahel. Quand Kader défendait le dossier du barrage de Yakouta face à des ministres qui voulaient le détourner ailleurs, Arba se la coulait douce quelque part. Quand le même Kader se débattait comme un beau diable pour sauver la route dori- Kaya qu’un ministre voulait envoyer dans sa région, Arba était loin.ça, les Sahéliens qui s’agitent aujourd’hui derrière arba, véritables hypocrites, dont certains , tels des saprophytes ne juraient que par Kader l’ont oublié pour raconter des histoires du genre: “ Seul Arba peut faire quelque chose pour Dori”Et le Sahel alors espèces d’abrutis ? Qui peut faire quelque chose pour le Sahel? Dans ce Burkina, qui ne veut pas des infrastructures pour sa région? Tout le monde veut. C’est donc une lutte pour arracher le peu qu’il y a. Et quand une infrastructure se réalise dans une région, c’est que quelque part, quelqu’un a veillé au grain lors du partage. Et le Sahel doit reconnaissance à un certain Kader Cissé pour s’être battu et arracher quelques chose pour la région. Arba doit, avec l’humilité qui sied aux grand, et nous pensons qu’il en est un; reconnaître ce mérite à Kader Cissé, ce qui ne l’empêchera pas lui Arba d’ajouter de la terre à la terre. Cela ne le diminue pas, au contraire l’élève Ou bien? Au fait, Arba sait- il que le CHR de Dori n’a pas de chirurgien. Il le sait maintenant. Alors, qu’il use donc de son influence afin que le CHR dispose d’un tel chirurgien car en ces périodes de vie chère, les populations n’ont plus les moyens pour faire fonctionner ses vieilles ambulances . Le fou de Selbo
GOUVERNEUR CHERCHE REFUGIES
Après Djibo où il est allé au nom de l’Etat s’imprégner des conditions de vie des réfugiés maliens qui, paraît-il se trouveraient dans cette province de sa région, le gouverneur avait en juillet mis le cap sur l’Oudalan. C’est ainsi qu’il s’est rendu dans l’extrême nord de la province à Déou et à Tin Akoff, foyers potentiels de réfugiés. Le gouverneur en- a-t-il trouvé de réfugiés dans cette province? On ne le sait. Mais par contre ce que nous savons, c’est que les missions qui se rendent dans l’extrême nord à la recherche de ces fameux réfugiés sont nombreuses tant et si bien que l’on se demande si c’est pour la cause des réfugiés que ces messieurs courent.Question.
LE GOUVERNEUR TOMBE AMOUREUX DE CHRISTINE
Il paraîtrait que la chasse aux réfugiés du gouverneur du Sahel l’a conduit sur les bords du forage Christine. Et là bas, d’après notre fou de Déou qui rapporte l’information, le gouverneur aurait succombé au charme de cette vieille dame qu’est Christine. Le gouverneur aurait difficilement supporté l’état( piteux?) de ce grand ouvrage et aurait pris l’engagement d’en aviser qui de droit. Effectivement, une semaine après son séjour sur le forage, une mission de l’hydraulique était annoncée pour se rendre sur les lieux . Dans son rapport, le gouverneur aurait mis en exergue “l’état désastreux” dans lequel se trouverait le forage. D’où la mission expresse du ministère en charge de l’hydraulique, question de vérifier les dires du patron de la région. Mais la question se pose de savoir sur quels éléments le gouverneur se base pour conclure à une “dégradation avancée” de Christine pouvant justifier un cri de coeur?. Qu’en savait le gouverneur sur ce forage. avant sa visite? De quelle étude tire-t-il sa conclusion? . Il apparaît donc que M. le gouverneur va vite en besogne dans cette affaire de Christine qui constitue à la fois un enjeu géo politico- économico stratégique de par sa position. En tout état de cause, la pire des choses à faire par le gouverneur serait de succomber aux apparences misérables des éleveurs et vouloir quémander des ressources soit disant pour leur venir en aide afin de faire fonctionner le forage. Ce serait un précédent grave aux conséquences imprévisibles pour le futur dans la zone du forage. A bon entendeur...
LES ARACHIDES DU GOUVERNEUR
Où est ce que le gouverneur du Sahel trouve t-il des arachides à croquer quand il se rend en mission dans une de ses provinces. La question peut paraître idiote mais mérite tout de même d’être posée. L’on sait que les Haut- Commissaires n’ont plus de budgets dans lesquels ils puiseront pour acheter des arachides pour le patron. Supposons donc que le gouverneur arrive à Gorom avec sa grande suite et qu’on leur serve des cacahuettes. Le gouverneur se pose t-il la question de savoir d’où vient ces arachides ? Mieux, en fin de mission si le Haut- Commissaire offre un sac d’arachides à M; le gouverneur , se demande t-il d’où vient ce sac d’arachide sachant bien que son haut- Commissaire n’en cultive plus? Je vois. On nous dira que le Haut- Commissaire a des administrés qui peuvent lui offrir des arachides pour son patron. C’est là justement le problème. Si l’on accepte qu’il n’ y a pas de “don gratuit”, il n’ y a point non plus de “ cadeau gratuit” surtout quand le patron de la région se déplace pour éteindre un foyer de crise comme celle survenue à Belel Seno dans l’Oudalan. A supposer que pour accueillir le patron de la région, le Haut- Commissaire paumé reçoive un sac d’arachide d’une des parties en conflit “ pour le patron”. Que va penser cette partie? Elle pensera , et c’est normal, qu’étant donné que c’est elle qui a offert les arachides qui ont été acceptées et consommées, cela signifie que “les grands patrons sont avec nous”. A supposer également que ce sont les deux parties qui ont offert les arachides. Chacune se laissera persuader qu’elle est dans les bonnes grâces des grands patrons et se croira tout permis. A quoi aura donc servi la visite et les sages conseils des autorités. A rien. Voilà pourquoi la question mérite toute son importance. Si ce sont les Haut- Commissaires qui doivent nourrir le gouverneur quand il sort sur le terrain, alors, qu’on veille à doter ces derniers de quelques subsides, au nom de l’autorité de l’Etat.
Le fou de Déou
Ah LA REGION!
Avant l’instauration des régions, chaque province gérait son “gnandé” comme elle l’entendait. Mais depuis, on entend ici et là des récriminations du genre: “ la région a tout pris. C’est le gouverneur qui a pris un arrêté pour mettre en place une commission.Tout est organisé à Dori sans nous consulter encore moins nous associer. On verra bien comment ça va marcher”Et dans la plupart des cas, ça ne marche pas puisque les provinciaux qui maîtrisent leur terrain sabotent et boycottent ne serait- ce que passivement. Il semble que le gouverneur doit revoir sa copie en écoutant(sic) ses provinciaux, car sans eux, la région n’existe pas. Au nom de quoi le protocole dit régional peut venir ignorer ou négliger son collègue provincial en se proclamant maître de cérémonie dans une province.A quoi sert l’AIB de Dori dans la mission du gouverneur d’autant plus que dans chaque province il y a un AIB qui peut faire le travail?
AFFAIRE GARY COOPER
Gary Cooper, c’est le sobriquet donné au Commandant de la Brigade de Gorom- Gorom. Ce pandore si prudent et si vigilant comme l’est tout bon gendarme est dans l’oeil du cyclone depuis qu’il a envoyé ses hommes escorter une mission de la FEDAP/BC à Gorom. Dans tout le Sahel, il semblerait que c’est à Gorom que cette mission aurait eu droit à cet honneur réservé aux très hautes personnalités de la république. Que Gary Cooper envoient ses enfants assurer la sécurité au lieu de la rencontre passe, mais qu’il autorise ses derniers à se mettre en tête d’un tel cortège n’a pas été bien compris par les observateurs d’autant plus que parmi les membres de la délégation, aucun n’avait droit à ce privilège. Le chef de Dori était de la mission mais la république ne reconnaît pas la chefferie. Le député Diemdioda y était également, mais lui, on joue des cartes ensemble à Gorom. Le hic, c’est que ce sont les gendarmes seuls qui ont assuré l’escorte. Et la police? On peut avancer que Diemdioda a fait uniquement appel aux gendarmes en leur donnant les moyens tout en ignorant la police.Et Gary cooper a répondu à l’appel. C’est bien, mais c’est un jeu dangereux, car de tout temps à Gorom, c’est de la sorte que les politiciens divisent les forces de sécurité. La preuve est que depuis, les gens de la CFD-B racontent à qui veut que “ le CB c’est notre type” Donc, quand ils ont un problème, ils se dirigent tout droit vers la gendarmerie. Et la police dans tout ça? De tout temps à Gorom, la police a été l’institution qui a su garder son “indépendance “ vis-à- vis des politiciens. Et c’est cette neutralité qui avait permis à la police de marcher la tête haute lors de l’affaire du mil tandis que la gendarmerie qui flirtait avec les politiciens était décapitée. La preuve en est qu’aujourd’hui, le Directeur de la police n’est point coté du côté CFD-B. Du côté CDP, c’est pire. C’est dire que dans l’un ou dans l’autre, les politiciens ne verseront aucune larme s’il venait à être muté. Mais ne vaut-il pas mieux s’en aller la tête haute en plein jour que de fuir dans la nuit?
BELEL SENO